Passé le Col de Braus où vous attend un ravitaillement, on attaque une descente de 10 km vers l’Escarène, sur une route en bon état. Exceptée une série impressionnante de lacets sur le haut, le reste de la descente est très rapide avec des passages à 15%.
A l’entrée de l’Escarène, on tourne tout de suite à droite en direction de Lucéram. En fait on commence là une montée de 26 km qui nous mènera au point culminant du parcours, le col de Turini (1 604 m). Il faut donc garder des forces et ne pas partir trop fort. On peut décomposer cette ascension en 4 morceaux :
- D’abord une montée de 5 km jusqu’au village de Lucéram, qui n’est pas très difficile avec quelques replats. On en profitera pour noter l'architecture particulière du village.
- A la sortie de Lucéram, on tourne à gauche en direction du col St Roch, distant de 7 km. La pente est plus régulière, entre 5 et 6 %, et le panorama qui s’ouvre à nous est magnifique avec une vue sur la mer, la baie de Nice, l’Estérel, … Prenez le temps de profiter du ravitaillement car la suite s’annonce copieuse.
- La section suivante est la plus dure : pour rejoindre la Cabanette (1 371 m), la route devient étroite, le rendement est moins bon, et ce sont 5 km à 9 % qui vous attendent ! Autant dire que c’est le morceau de choix du parcours. Par contre on aura le temps d’admirer le paysage avec la mer d’un côté et les sommets enneigés de l’autre.
- La dernière partie est plus facile : 10 km pour 240 m de dénivelé, sur une route plus large. Malgré tout c'est difficile de trouver le bon rythme sur ce profil "mal-plat". Il y a seulement une rampe de 500 m où le pourcentage est plus prononcé.
Nous voici au point culminant de l’épreuve. On plonge maintenant pour 24 km de descente jusqu'à Sospel via Moulinet, sur une route en bon état général, mais parfois sinueuse.
Attention à la traversée de Sospel, aux piétons et aux automobilistes pas toujours très disciplinés, qui nécessitent beaucoup d’attention. Il ne reste plus (!) qu’à attaquer la dernière difficulté : le Col de Brouis.
Le Col de Brouis côté Sospel présente la particularité d’être assez long (12 km) et exposé plein sud. Sur le coup de midi, il fait plutôt chaud par ici. En pourcentage, ce col n’est pas terrible avec ces 4,5 %, sauf 1,5 km avant le sommet où un passage – court – à 15 %, fait assez mal aux jambes.
Au sommet, prendre un instant pour admirer le magnifique paysage que nous offre la haute-Roya avec le village de Saorge et les sommets de la Vallée des Merveilles et du Col de Tende.
La descente du Col de Brouis présente les mêmes caractéristiques que la plupart des autres : route large, bien revêtue, qui engendre vitesse excessive et risques d’être entraîné vers l’extérieur de certains virages à gauche.
Au pied du Col de Brouis, il faut prendre la RD 6204 (ancienne RN 204) à droite, direction Breil (à gauche on va à Tende). L’arrivée est à 1,5 km. A l’entrée du vieux village de Breil, avant de s’engager sur le pont supérieur qui traverse la Roya, prendre à droite la route qui longe la Roya, puis la direction du lac de Breil et de son chapiteau où est jugée l’arrivée et où ont lieu le repas (amplement mérité) et la remise des prix après un périple musclé de 110 km… Chapeau les participants !